Nora Berra: « l’homosexualité est un facteur de risque pour le VIH »

nora-berraLa secrétaire d’Etat à la santé, également conseillère régionale en Rhône-Alpes, a déclaré la semaine dernière devant le Sénat que « l’homosexualité est un facteur de risque pour le VIH ». Des propos stigmatisant l’homosexualité, alors que ce sont évidemment les comportements qui sont facteurs de risques.

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Jean Luc Roméro, Conseiller régional d’Ile-de-France et Membre du Conseil national du sida, s’est dit scandalisé par tels propos, tenu par un médecin en plein sidaction. En effet, avant d’être ministre, Nora Berra travaillait au service d’immunologie clinique de l’hôpital Edouard-Herriot de Lyon.

Pierre Bergé a déclaré pour sa part que ces propos étaient « insupportables », et d’ajouter:   »C’est de la discrimination et les propos choisis ne sont vraiment pas très malin. On sait très bien qu’il n’y a pas de population à risque, il n’y a que des pratiques à risque ».

Plusieurs associations homosexuelles sont également montée au créneau pour s’insurger contre le lien entre homosexualité et risque de sida établi par Nora Berra, parlant de « stigmatisation » des homosexuels ou d’ »incompétence ».

Ainsi, d’après les réactions recueillis par l’AFP, Act Up Paris souligne que « c’est la première fois qu’une responsable gouvernementale en charge de la santé stigmatise aussi ouvertement les gays et les lesbiennes ». L’association ajoute que justifier « l’exclusion de personnes sur la base de leur orientation sexuelle » serait « faire croire aux hétéros qu’ils ne sont pas exposés au risque du VIH ».

Dans un communiqué rédigé aujourd’hui, Nora Berra tente de rectifier le tire et affirme que c’était « bien la notion de ‘pratiques à risques’ qui doit être prise en compte comme facteur de risque du VIH et non pas, évidemment, le fait d’être homosexuel ». Par la même occasion, elle ne mâche pas ses mots envers le site Yagg (ayant relayé l’information) qualifié de site communautaire, et envers tout « ceux qui laissent planer une accusation d’homophobie infondée, offensante et particulièrement grave à mon encontre se renseignent avant de porter l’anathème à des fins partisanes. »

Après la polémique médiator, les derniers propos de Nora Berra risquent de l’affaiblir dans ses fonctions de secrétaire d’Etat à la santé.

Commentaires

8 commentaires sur “Nora Berra: « l’homosexualité est un facteur de risque pour le VIH »”
  1. sevy dit :

    Les homo n’ont pas à s’insurger devant de tels propos. Nora Berra étant médecin sait de quoi elle parle. Il n’y a rien de répréhensible en faisant un constat celui de la cause de la transmission ; une des causes devrait-on dire! Certes toutes vérités n’est pas bonne a dire ; moi je ne suis pas scandalisé de tels propos. Pierre Bergé et Jean Luc Roméro contre ce constat. Le risque existe oui ou non? Si c’est le cas comme je le pense il n’y a pas lieu d’en faire un « fromage »

  2. gizmo dit :

    si les homos etaient responsable de tous les mots on nen serait pas la lheterosexualite est un risque egalement d’ailleurs il suffit de regarder les chiffres…

  3. malaucène dit :

    Elle a dit la vérité.Elle doit être exécutée.

  4. trustie30 dit :

    je considère en effet que ces propos sont outrageux et absolument inacceptables. pour ma part, ayant beaucoup d’amis dans ce milieu LGBT je peux assurer que je n’ai jamais vu tant de gens faire aussi attention a leur santé en se protégeant et en se faisant dépister dès que ça devient nécessaire. C’est une stigmatisation honteuse et d’une extreme maladresse. N’oublions pas que si effectivement il est considéré que les relations homosexuelles sont une des raisons de la transmission du VIH, les 68ars hétérosexuels (ou on ne savait pas trop de quelle orientation à l’époque) sont loin de n’y être pour rien. L’apparition de la pillule et de la contraception médicamenteuse est aussi une source de transmission puisqu’elles signifiait la « liberté ». N’oublions pas ce détail là, qui n’est pas des moindres. Les pratiques sont sources de transmission, par l’orientation sexuelle. Et qu’une personne LGBT se retrouve dans l’impossibilité de faire du don d’organe pour cette raison semble d’une absurdité totale.
    Mais j’oubliais… il parait déja que l’Homosexualité est une soi-disant maladie dangereusement transmissible…. alors l’associé au VIH devient forcément « évidente ». Des propos pareils, venant d’un médecin de surcroit sont d’un ridicule et d’une maladresse alarmante. Même si Mme Berra n’est pas himophobe, il n’est pas très intelligent de prôner des allégations et des généralités stigmatisantes telles que celles-ci. Elle font que le public non averti et n’ayant pas le recul nécessaire à l’analyse de ces propos rende leur réaction binaire et non réfléchi. Tout ça pour finalement exclure encore un peu plus les personnes qui vivent déja avec suffisament de difficultés pour se faire acceptée et pour se fondre dans la masse…

  5. Thalasrum dit :

    Propos diffamatoires, discriminants, & qui tentent de générer des communautarismes, tout comme Guéant quand il pointe du doigt les musulmans !

  6. appamée dit :

    Bonsoir

    Les chiffres disent : le risque d’avoir le VIH est 200 fois plus élevé pour un homosexuel en France que pour un français lambda
    Les chiffres sont neutres : on ne peut pas accuser d’homophobie !!
    Madame Berra parle avec des chiffres , pas avec des idées préconçues .

    Appamée

  7. malik dit :

    voila encore une marine le pen contre les homo mais c’est un virus ma parole

  8. theo dit :

    Bonjour

    Impossible de se faire une opinion en ne disposant que de la phrase
    Donc pour moi

    Elle est peut être homophobe ou peut être pas

    Elle est peut être coupable d’une maladresse ou elle manipule peut-être des éléments de langage volontairement ambigüe à destination d’une autre partie de l’opinion

    Elle parle avec un référentiel statistique ou peut être pas

    etc. car on pourrait créer un arbre de propositions avec des ramifications

    Si au moins on avait une relation d’enquête sur ses idées, le contexte du discours et le contexte de sa carrière, les choses seraient plus facile à évaluer. Cette habitude de traiter une petite phrase lâchée devant un micro comme la vérité de l’esprit de quelqu’un est tout bénéf pour ceux qui jouent avec ça

    Il fut une époque où le KGB était assez fortiche pour enflammer les opinions en dehors de Russie, avec des opérations qui avaient, c’est vrai, plus d’envergure que cette astuce des « petites phrases » que l’UMP, succédant à Le Pen, semble avoir pris en affection.

    ps: A trustie 30 cette phrase m’intrigue: « C’est une stigmatisation honteuse et d’une extreme maladresse »

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