Le label lyonnais Spidart au bord de la faillite

spidartCréé en 2007 par Nicolas Claramond, alors étudiant de l’EM Lyon, le label Spidart permettait aux internautes de participer à la production d’artistes de leurs choix. Cette société était soutenue par le Centre des entrepreneurs de l’EM et un cabinet d’avocats pour la partie juridique. Le principe de rémunération était simple: 35% des ventes revenaient aux producteurs, 35% aux artistes et 30% à Spidart. Plus de 10 000 producteurs et près de 500 artistes se sont ainsi inscrits en 2 ans. Grâce à ce système de label participatif, plusieurs artistes ont pu sortir leurs albums, comme Naosol, Xavier V. Combs, Anesa Jessica Marquez ou encore Tafta.

Mais après deux ans d’activité la société va mal. Les employés n’ont pas été payés depuis le mois d’octobre, les investissements des fans-producteurs bloqués à la mi-novembre, et la société a été mise en redressement judiciaire au premier décembre.

Du côté des artistes, la situation n’est guère réjouissante. Il y a d’un côté ceux dont l’album est déjà dans les bacs, et qui sont donc en pleine période de promotion. Il y a ceux dont l’album est en préparation ou dont la sortie est imminente (comme l’artiste de Rap-Saoul Jalane). Enfin, il y a ceux qui sont aux portes des 50 000 euros (seuil nécessaire au lancement d’un album) et qui voient leur rêve s’effondrer.

Non seulement les mésaventures de Spidart risquent d’altérer la confiance des artistes et des Internautes -investisseurs mais peut-être aussi annoncer la fin d’un concept prometteur où les artistes sont soutenus et émergent grâce aux fans qui peuvent miser sur eux et récupérer leurs gains en cas de succès.

Pour l’heure, la société a besoin de nouveaux investisseurs, qui tardent à se décider et à injecter du cash dans la société.

Voir le site: www.spidart.com

L’interview de l’artiste Selen qui vient de quitter le label participatif: www.wearemusik.com

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